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Pyramide de Maslow

Pyramide de maslow petite enfanceLe Club PAPILLON Jeunesse s’inspire également de la « pyramide de Maslow » pour répondre aux besoins des enfants. Tous les besoins sont importants, et ils doivent être comblés en respectant la hiérarchie (de la base au sommet). En effet, il nous sera très difficile de faire réaliser un apprentissage à un enfant fatigué ou affamé. De même, l’enfant doit se sentir aimé pour développer son estime de soi. Au cours du développement, on doit mettre l’accent sur la réponse à certains besoins.

Abraham Maslow (1908-1970) a été l’un des fondateurs de la psychologie humaniste dans les années 1950 et les années 1960.  Les recherches de Maslow étaient uniques en soit.  Maslow s’est porté sur des gens qui avaient réussi pour se demander comment ils s’y étaient pris. Il avança l’hypothèse que les gens étaient guidés par leurs besoins, et dès qu’un besoin était comblé, ils passaient au prochain besoin. Maslow reconnut aussi que certains besoins avaient priorité sur d’autres.

La pyramide des besoins d’Abraham Maslow est un outil bien connu et utilisé par les psychologues, les éducateurs, les chercheurs en béhaviorisme et entre autres par les gestionnaires et en mercatique (marketing).  Cette hiérarchisation des motivations, basée sur les besoins de la personne, est constituée de cinq niveaux principaux:

Mais quels sont les besoins fondamentaux des enfants?

  1. Besoins physiologiques – L’enfant a d’abord besoin de…
    ♥ Bien se nourrir;
    ♥ Bien dormir;
    ♥ Se vêtir proprement et convenablement selon la saison.
  2. Besoins de sécurité physique – Il lui faut…
    ♥ Se sentir à l’abri des menaces;
    ♥ Vivre dans un endroit ordonné et stable, sans peur;
    ♥ Avoir des principes moraux qui lui permettent de donner un sens aux événements.
  3. Besoin d’appartenance et d’affection – L’enfant a besoin de…
    ♥ Beaucoup d’amour;
    ♥ Donner et recevoir de l’affection;
    ♥ Faire partie d’un groupe;
    ♥ Sentir qu’il a sa place dans un groupe.
  4. Besoin d’estime – L’enfant a besoin…
    ♥ De s’aimer lui-même;
    ♥ D’être fier de lui;
    ♥ D’être respecté;
    ♥ D’être apprécié;
    ♥ D’être reconnu pour qui il est.
  5. Besoin de réalisation de soi – L’enfant a besoin…
    ♥ De bonnes chances de réussire sa vie personnelle et scolaire;
    ♥ D’utiliser ses talents;
    ♥ De mettre à contribution son intelligence, ses aptitudes.

Comment ajuster notre réponse à l’âge de l’enfant?

De 0 à 9 mois : « j’apprends à faire confiance » À cette étape de son existence, la satisfaction des besoins physiques occupe une large part du quotidien de l’enfant. La faim, le sommeil et l’hygiène orchestrent le déroulement de ses journées et des nôtres. Durant cette période de la vie, il est important de respecter le rythme individuel du tout-petit. L’enfant a également un besoin de sécurité auquel on peut répondre en lui fournissant un environnement stable (éviter les changements de milieux fréquents et précipités). Un horaire régulier et les mêmes personnes qui en prennent soin tous les jours assurent également un sentiment de sécurité. De plus, si à travers les soins physiques, l’enfant est pris, cajolé, bercé, touché, il se sentira aimé. C’est de cette façon que l’enfant développera la confiance en lui et les autres, ce qui lui permettra de progresser à l’étape de développement suivante.

De 9 à 18 mois : « j’explore » Bébé rampe, marche à quatre pattes puis sur deux, et bientôt il court vers les personnes ou objets. L’enfant de cet âge veut davantage d’indépendance, mais il craint de perdre ceux qu’il aime s’il s’éloigne trop. Il a souvent besoin d’être rassuré sur notre présence. En jouant spontanément à « COUCOU » avec lui, il apprend qu’on part, qu’on revient et qu’on ne disparaît pas pour toujours parce qu’il ne nous voit plus. Il convient également de lui expliquer les moments de séparation : « Je vais travailler, tu vas passer la journée avec Julie, je reviens le chercher après le dodo de l’après-midi ». Il est toujours préférable de quitter l’enfant en lui disant qu’on part, même s’il pleure beaucoup; habituellement, ce n’est pas très long et l’enfant apprend qu’on ne lui jouera pas de tours. Ces petits gestes permettent à l’enfant de se sentir en sécurité et aimé. Il sera donc davantage prêt à explorer son environnement, en sachant qu’il peut retrouver un adulte significatif (son parent, sa gardienne, son éducatrice) s’il en a besoin.

De 18 à 36 mois : « je m’affirme »! Durant cette étape, s’ajoute un nouveau besoin : L’AUTONOMIE. C’est l’âge du « Je suis capable » et du « NON ». C’est pour lui la seule façon de dire qu’il est différent. Le « non » lui apparaît très efficace, d’autant plus qu’il a commencé à se l’entendre dire lors de ses multiples explorations et expérimentations. L’enfant de cet âge a besoin de faire des choix pour avoir un sentiment de contrôle sur sa vie. L’adulte qui veut répondre à son besoin de décider lui permettra de choisir dans toutes les situations possibles. Toutefois, les choix doivent être réalistes et encadrés. S’il n’a pas le choix de s’habiller pour sortir, l’enfant a le choix de mettre un vêtement avant un autre ou de choisir entre deux vêtements. S’il n’a pas toujours le choix du contenu de l’assiette, il peut choisir par quel aliment il commence son repas, la quantité (un peu, moyen ou beaucoup) ou la couleur de son verre.

La plupart des situations imposées par l’horaire, les habitudes de vie et les obligations comportent des possibilités de choix, si on les cherche bien. L’habitude de laisser choisir l’enfant à cette période de la vie permet de le rendre plus autonome et confiant en lui. Cela peut aussi nous permettre d’éviter quelques crises, fréquentes à cet âge. Toutefois, si la crise est là, il vaut mieux « laisser passer l’orage », sans céder ou argumenter, afin que l’enfant n’utilise pas ce moyen pour obtenir ce qu’il désire. Après, l’enfant peut être consolé et invité à trouver une autre manière d’exprimer sa colère. L’adulte qui intervient avec calme permet plus facilement le retour au calme…

De 3 à 6 ans : « j’imagine et je prends des initiatives » C’est « l’âge d’or de l’imaginaire », une période où l’enfant manifeste une grande curiosité intellectuelle, un imaginaire débordant et beaucoup d’initiative. À cet âge, l’enfant a une logique toute particulière : il préférera un épi de maïs coupé en deux à un complet, parce qu’il croit qu’il en aura plus! Pour lui, plusieurs petits cadeaux valent mieux qu’un gros!

L’enfant aime jouer à faire semblant, seul et de plus en plus souvent avec d’autres : jeux dans le coin cuisine, jeux de maman et papa, de pompier, de médecin ou de coiffeur. Ces jeux sont très importants dans le développement de l’enfant, car ils répondent bien à un besoin primordial à cet âge : apprendre. Dans les jeux de faire semblant, l’enfant se fabrique des décors; il invente un scénario, il choisit un rôle, il donne de la place aux autres; il doit argumenter et parfois céder, il change de voix et utilise un nouveau vocabulaire; il exprime ses émotions et ses idées; il développe son imagination et sa créativité. Il fait donc des apprentissages dans tous les aspects de son développement : motricité, socialisation, affection, langage, intelligence.

La participation à son monde imaginaire est une bonne façon de manifester notre attention et notre affection et de lui faire sentir qu’il est important (estime de soi). Passer un moment quotidien avec lui pour jouer à ce qu’il veut (dessiner, raconter une histoire, jouer à la poupée et aux dinosaures) permet de développer la complicité et nous aide à mieux connaître notre enfant.